The Hartigans: Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? de Avery Flynn

Critique roman: The Hartigans: Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? de Avery Flynn

Le #RomanceBodyPositive piquait ma curiosité. Comme le résumé. Le côté annoncé sur la couverture « 100% assumée, 100% décomplexée » me promettait une histoire originale. Avery Flynn m’a fait rencontré des héroïnes hors normes. J’en redemande. Pourquoi ai-je succombé? Réponse après le résumé.

Synopsis:

#RomanceBodyPositive

Tu veux ma photo ?!

Selon l’expression consacrée, Gina est ce qu’on appelle une « crevette » : chez elle, tout est bon… sauf la tête. Car, si la nature lui a offert un corps à faire fantasmer Cara Delevingne, son visage, lui, ne correspond pas vraiment aux normes habituelles de la beauté. Après une adolescence difficile, Gina s’est endurcie et a appris à assumer son physique. Enfin ça, c’est ce qu’elle croyait jusqu’à ce qu’un jeu l’oblige à embrasser Ford, un policier ultra-sexy et visiblement sous son charme, lors d’une fête de mariage. Aussitôt, les complexes reviennent en force, et elle se demande ce qu’un mec comme Ford peut bien trouver à une fille comme elle…

Mon avis:

Qu’est ce qu’elle a ma gueule m’a tout de suite séduite. Dès les premiers chapitres, j’ai fondu. Je suis tombée sous le charme qui se dégage. Entre la rencontre improbable digne d’une comédie romantique des deux héros, le ton, les quipropos, l’assemblage… tout s’installe pour une romance fraîche, drôle et irrésistible.

Avery Flynn donne vie à un héroïne qui n’est pas une gravure de mode. Elle souffre d’un physique ingrat au niveau du visage. J’avoue que le côté crevette m’a fait penser à ce que je n’arrête pas de dire de Channing Tatum, une crevette, le corps est bien pas la tête. (Pardon…). Regina a un nez énorme à la Cyrano. C’est une marque de fabrique de sa famille. Les Luca ont tous un spécimen peu enviable au milieu du visage. Impossible de le louper. Ajoutez à cela des yeux globuleux, malgré le corps à damner un saint, les gens ne s’arrêtent qu’au pif atroce.

Blessée par la vie, les remarques incessantes, les mots parfois cruels, Gina n’a pas vraiment confiance en son atout séduction. L’auteure le démontre à travers plusieurs scènes. Les personnages sont souvent très durs, mordants et agressifs avec notre héroïne. J’ai eu le coeur serré. Personne ne semble voir son âme. Jusqu’à Ford Hartigan.

J’ai adoré Gina, organisatrice de mariage, adorable, à la langue bien acérée, aux répliques bien senties. Son caractère est loin d’être timide, effacée. Elle est devenue forte face aux moqueries subies depuis son plus jeune âge. Propre patron de son destin, propriétaire d’une maison victorienne en ruine, elle assume ses choix et de ne pas être la tentatrice de mille pensées érotiques. Là où un teen movie l’aurait transformé d’un coup de blush et de tenues en mannequin sexy, rien n’apparaît comme par magie. Là où la romance douce aurait fait un twist, l’auteure ne change rien. Elle apporte un homme qui perce la carapace d’une manière mignonne.

Avery Flynn fait rentrer en collision deux mondes. Celui de la mafia avec les frères de Gina et la police avec celui de Ford. Tout amour est interdit entre le mal et le bien. Sauf que le destin s’en mêle. Un Kisscam puis une enquête…

Ford, flic de son état, sexy, intelligent, droit et réglo jusqu’au bout des ongles, respectueux des autorités ne pensait pas tomber amoureux de Gina. Leur couple n’était pas prévu. Il s’agissait juste de soutirer des informations. Du moins pour le héros, car le lecteur n’est pas dupe. Les étincelles fusent dès le départ. L’alchimie est palpable. Le désir crépite. Les liens se tissent d’une façon douce et tendre. Le coeur fond.

Gina souffre de ses complexes. Elle ne comprend pas comment un homme tel que Ford désire rester à ses côtés. Les blessures l’empêchent de craquer totalement. Seulement, les actes et les mots du policier craquèlent l’armure forgée. Des instants torrides s’enclenchent. Chacun s’apprivoise. La colocation permet un rapprochement. Au fil des pages, le duo emporte dans une romance toute choupi teintée d’action.

Ford a un entourage professionnel qui est d’une lourdeur, d’une imbécilité sans fond. Ses collègues sont des têtes à claques. Ils ne voient pas au-delà des apparences. Bornés, cons comme les pieds, coincés dans un mauvais cliché du lycée, les hommes de la brigade sont le stéréotypes mêmes des copains douteux qui ne pensent qu’une femme n’est rien en dehors de son physique. Ils sont désobligeants et détestables envers Gina. J’ai eu envie de leur rabaisser le clapet.

L’auteure place un panel des protagonistes secondaires savoureux autour de son couple. Les Hartigan, les meilleurs amies, tous sont divins. Ils sont parfaits, zinzins, loufoques, loin des standards. Le ton s’avère original. La bataille des sentiments, les liens d’amour, d’amitié, les complexes, l’acceptation de soi  se mêlent dans une chorégraphie émouvante. Léger, plein de peps, d’humour mais aussi de propos sans fards, Qu’est-ce qu’elle a ma gueule est une pépite.

En bref, Qu’est ce qu’elle a ma gueule s’avère délicieusement sympathique. Une lecture très agréable qui m’a fait penser à un mixte pétillant entre Le chasseur de prime et une version spéciale de Stéphanie Plum. J’ai adoré le mélange entre romance, suspense et enquête avec une belle dose de familles déjantées. Je lirai la suite des aventures des Hartigans avec un grand plaisir. J’ai eu un sourire tout le long de ma lecture. Un de ceux qui donne la pêche et met du baume au coeur.

Ma note:

9/10

Informations:

  • Auteur : Avery Flynn
  • Saga The Hartigans
  • Titre : Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Collection &H
  • Nombre de pages : 360
  • Date de parution : 2 octobre 2019

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *