50 nuances de gras,Elf-san wa Yaserarenai, tomes 1 et 2 de Synecdoche

Critique manga: 50 nuances de gras,Elf-san wa Yaserarenai, tomes 1 et 2 de Synecdoche

J’ai découvert cette nouvelle série par hasard. Le titre m’a fait sourire en pleine librairie. J’ai voulu tenter l’aventure auprès d’une elfe accro aux frites. Comment ne pas penser en lisant 50 nuances de gras à 50 nuances de Grey? J’ai dévoré les 2 tomes d’affilés. Ai-je succombé? Réponse après le résumé.

Synopsis:

La rencontre succulente de la fantasy… et des frites !
 
Naoe travaille dans un centre de massage et de bien-être, où il soulage les gens de leurs petits bobos. Mais le jour où il voit débarquer Erufuda, une étrange jeune femme un peu grassouillette, il comprend qu’il a affaire à un cas critique… Sa patiente n’est autre qu’une elfe, coincée dans notre monde à cause de son surpoids ! Erufuda a commis l’erreur de goûter à la nourriture terrestre et depuis, elle est complètement accro aux frites ! Avec son sale caractère et sa totale mauvaise foi, l’elfe est loin d’être commode… Et Naoe va découvrir qu’elle n’est pas la seule créature fantastique à avoir besoin de son aide pour rester en pleine(s) forme(s) !

Mon avis:

Imaginez, une créature elfique souffrant de surpoids, adieu son côté sirène fantastique, divine et sublime. Les formes se sont installés. La manga permet de découvrir les aléas de la malbouffe et du manque d’exercices sur les elfes, mandragores et autres personnages mythiques de la Fantasy. La petite bouée a pris sa place. Les problèmes de dos, les soucis de santé sont présents. Ils sont pointés du doigt et corrigés avec des conseils.

Car le jeune Naoe propose à chacune de ses nouvelles clientes non humaines un programme tout en douceur pour retrouver leur ligne normale. Il distille des astuces diététiques, des idées d’exercices simples et concrets. Alors pourquoi j’ai cette sensation un peu crispée?

Je suis partagée devant cette série. Une part de moi apprécie l’humour qui teinte les pages. Les rencontres éclectiques qui se dessinent au fil des péripéties de l’Elfe et son chiropracteur. L’auteur propose des gestes efficaces, directs, sans lourdeurs pour tenir sa forme et manger plus sainement. Mais une autre grince des dents. Pourquoi cet étalage de nudité? Les femmes se baladent en petite tenue. Ou alors, les vêtements craquent dès que les personnages féminins bougent. Hum, hum… Pourquoi cette suggestion érotique? J’ai été surprise. Puis pourquoi ce besoin de se conformer à des standards? Les héroïnes souffrent de surpoids, elles courent après les critères imposés par leur castes. Personne pointe du doigt leurs fesses ou seins énormes, surréalistes. D’accord, les créatures sont d’un autre monde, mais pourquoi dans ce cas leur coller une étiquette pour des standards de kilos à respecter? Aucun homme humain ou non n’en fait réellement les frais. Pourquoi?

La nourriture peut-être consommée comme nous le voulons si l’exercice est fait après. Dans le principe, d’accord. Les rondeurs sont mises au banc des accusés. C’est dommage. J’ai eu l’impression de voir une stigmatisation du corps. A croire que pour être bien, le moule ne doit jamais déborder. C’est dommage. Vraiment. Sans parler des gémissements des elfes sous les doigts de leur masseur… c’était indispensable cette connotation presque sexuelle? Je vais finir par croire que c’est moi qui voit des trucs étranges…

Mes yeux ont cru rêver devant les proportions des poitrines des héroïnes. Tu m’étonnes qu’elles aient mal au dos vu le bonnet. Les kilos en plus ne sont pas le soucis premier, à mon humble avis… Le derrière n’est pas mieux remarquez. Je ne dois pas être le public cible. Je ne suis pas friande des étalages. Le titre veut faire de l’ombre à 50 nuances de Grey? Je m’interroge. Le fond partait sur des bases originales, sympathiques. Les traits des visages sont à croquer. Magnifiques. C’est regrettable de les noyer sous les attraits de poitrines ou de fesses…

50 nuances de gras offre un étalage de dessins de femmes en rondeurs, gracieuses, voir voluptueuses, un peu trop sur toutes les coutures et souvent. Synecdoche se fait plaisir. Il semble apprécier ce type de graphismes. Faut accrocher. Le côté peu réaliste des créatures donnent une impression loufoque. L’idée de départ était prometteuse. Le rendu est décalé. Etonnant. Je ne pensais pas rencontrer un visuel aussi prononcé et presque digne d’un ecchi. L’histoire aurait pu apporter des notes positives. En vrai, le récit est un assemblage osé d’activités sportives pour créatures fantastiques aux formes très prononcées qui sont tombés un peu trop dans les plaisirs culinaires du monde des humains. A voir comment l’évolution tournera.

Ma note:

6+/10

A ne pas glisser dans les petites mains de 10 ans.

Informations:

Titre original : Elf-san wa Yaserarenai, 
Mangaka:
176 pages
Editeur : Bamboo
Date de parution:
tome 1: 2 mai 2019
tome 2: 3 juillet 2019
Collection : DOKI-DOKI

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