J’ai adoré cette affiche dessinée par Quentin Blake. Les droits énoncés devraient être universels et affichés partout (écoles, bibliothèques, maison…)

En voici les termes:

1- le droit de ne pas lire

Je me souviens encore des ouvrages obligatoires au programme du collège et du lycée. L’or de B. Cendrars m’a marqué, j’ai eu un mal fou à le terminer. -ce qui m’a pas empêché de réaliser mon exposé j’ai juste eu moins de coeur à l’ouvrage que si j’avais choisi mon livre. Je crois que la lecture mérite de venir doucement, de se lover dedans comme un cocon, de découvrir les recueils qui nous plairont. Un livre lu avec plaisir laisse de meilleurs souvenirs qu’un autre lu par « devoir ».

2- le droit de sauter des pages

J’ai déjà sauté des chapitres d’auteurs comme Tolstoï honte à moi sur le moment, seulement je crois que si je l’avais pas fait j’aurai jamais terminé l’histoire. Parfois certains mots, certains passages peuvent être passé si c’est trop dur de les lire. Je pense que mieux vaut cela que de passer à côté de la suite qui pourrait nous plaire. Je ne jetterai pas de cailloux à la personne qui m’avouera avoir zappé des lignes d’un récit. (les longues descriptions par exemple)


3- le droit de ne pas finir un livre

Arrêter de lire un livre est possible, pourquoi se forcer à terminer un ouvrage si le coeur n’y est pas? rien ne nous empêche d’y revenir un jour ou jamais. Lire doit être un plaisir.


4- le droit de relire

Pourquoi ne pourrions nous pas relire un livre 10 fois? une histoire qui nous a touché, nous a plus, nous a emmené vers d’autres horizons qui nous offrent des émotions. J’ai lu à n’en plus compter Dracula ou Entretien avec un Vampire. Je ne parlerai même pas des contes de Voltaire. Si bous appréciez un livre ne vous privez pas relisez le!


5- le droit de lire n’importe quoi

Je m’étonne toujours de voir les gens réagir négativement quand un jeune lit des mangas, des comics ou des BD. J’ai envie de leur répondre que c’est de la lecture, des mots, des histoires toute aussi passionnantes que leur pavé de Rousseau, Balzac ou autres… J’ai rien contre eux, loin de là, simplement chacun lit ce qu’il désire. Tous les genres sont permis: frisson, roman à l’eau de rose, horreur, fantasy, policier, drame… Les seules limites devraient être l’imagination pas le regard des autres. Personnellement, j’ai plusieurs ouvrages en cours, et je peux lire partout. (oui parfois j’oublie ainsi ma station de métro mais chut :-|)


6- le droit au bovarysme

Qui n’a pas vibré à la lecture de son roman? qui n’a pas ressenti l’envie de consoler son héros? qui n’a pas eu la sensation de vire réellement les aventures décrites dans le livre lu? J’ai eu diverses occasions de m’immerger totalement dans un bon récit. J’apprécie d’avoir des émotions. Parfois je claquerai le personnage, d’autres fois les événements me retirent des larmes ou des sourires (le premier vous avez l’air neuneu dans les salles d’attentes ou au boulot tant pis j’assume)


7- le droit de lire n’importe où

J’ai la sale manie d’avoir un livre dans mon sac. J’entends pas là que j’ai tendance à le lire partout: métro, bus, salle ou file d’attente, d’autant plus si je suis vraiment prise dans l’histoire. J’ai parfois l’impression que j’ai développée une faculté à me déplacer en mode lecture. Les inconvénients: les poteaux eux vous oublient rarement.


8- le droit de grappiller

Certains papillonnent dans divers chapitres, le milieu et la fin n’ont plus de secret pour eux. Pourquoi pas? Je ne vois pas en quoi c’est gênant. Ils ne vont pas forcément dévoiler l’histoire et si ça leur donne envie de lire où est le mal?


9- le droit de lire à voix haute

J’aime lire à voix haute, tout particulièrement les livres pour enfants. Vivre l’émotion la partager. Je trouve que les lectures sont très agréables. Vous n’avez jamais assisté à une séance donné par une voix? Je vous le conseille vivement ça permet de découvrir des trésors que nous n’aurions pas lu sinon. Je lis aussi à haute voix les ouvrages de terreur parfois :-| – j’ai besoin de partager ma frousse le chat s’en plaint pas. Je me souviens des professeurs qui demandent de lire un passage, c’est assez marquant en langues étrangères si comme moi vous avez pas du tout le don pour ces dernière à l’oral. (voix de canard à couper le beurre)


10- le droit de nous taire

Un ouvrage peut nous offrir tellement de sensations que nous avons envie de les garder pour nous. Nous avons le droit de ne rien dire, de ne pas en parler. Parfois les mots sont loin d’être simple pour décrire ce que nous apporte la lecture de tel ou tel livre.

Un seul devoir : Ne vous moquez jamais de ceux qui ne lisent pas, si vous voulez qu’ils lisent un jour. :)

:)Le terme de la lecture et de la non-lecture est joliment abordé par l’auteur de Comme un roman. J’adore lire et j’aime donner envie de fureter dans des pages. A mes yeux, la lecture s’apprend et doit être un vrai délice pas un supplice.

Si quelqu’un a cette affiche, j’en recherche une. Merci d’avance. :wink:

Et vous quand pensez-vous?

Copyright: Gallimard Jeunesse.

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Categories: Comics, Lecture, Littérature, Manga

11 Responses so far.

  1. Arnaud dit :

    C’est sympa comme tout cette affiche. Et pour élargir un peu tout ça, il est vrai que la lecture, et par extension la culture offre pas mal de libertés. Autant en user et abuser, il ne nous en reste peu.

    Bonne et heureuse nouvelle année à toi. Bises.

    Arnaud.

  2. farfadette dit :

    Le droit de relire ! Ya un livre  »l’australienne » que j’ai du lire une vingtaine de fois ! Je ne m’en lasse pas !
    Bon reveillon !!

    • 3moopydelfy 3moopydelfy dit :

      @Farfadette Je ne connais pas l’Australienne. J’ai du relire au moins 2 fois chacun des ouvrages de ma bibliothèque.
      Bon réveillon :)
      (bon je viens de compter j’ai du lire Max et les Maximonstres 50 fois depuis la sortie du film…merci Prem)

  3. – J’avais déjà lu ces quelques règles il y a longtemps (mais pas l’affiche qui va avec), et elles m’avaient vraiment déculpabilisé de ne pas finir un livre. Depuis, je n’hésite pas à refermer un bouquin quand il est vraiment mauvais. Et Dieu sait s’il y en a (autant que des bons d’ailleurs).
    – Merci de me les avoir rappelées.

    • 3moopydelfy 3moopydelfy dit :

      @Geeks et des lettres j’aime assez les règles de ce style. Je me sens moins coupable de pas terminer un ouvrage. Comme toi, je le ferme maintenant, avant j’aurai jamais pu.
      De rien :) les 10 règles sont sympathiques et peuvent servir.

  4. Vanessa dit :

    Daniel Pennac est un petit génie et il nous le prouve encore. J’ai le droit de me taire donc je l’active immédiatement :wink:

  5. #1: Merci à l’auteure du COMMENTAIRE DE TEXTE! Tu m’as fait rire, en plus. Je retiens (Je garde ce morceau pour demain ou pour toute la vie!): « Une voix de canard à couper le beure ». Merci pour cette expression métaphorique T.M!

    #2: ARTICLE 11 de la CONSTITUTION: Le droit de SE RELIRE.
    J’ai posé le mot « le droit » par mimétisme, pour qu’on ne me jette pas mon bébé par la fenêtre sous prétexte d’incompatibilité avec l’eau du bain. En creux, bien sûr, tu liras « le devoir », puis en docte connaissante du « Réalisme » tu en tireras l’instruction bijective afférente à ta production affichée ci-dessus.

    #3: ARTICLE 12 de la CONSTITUTION: Le droit de DISCRIMINER LE BON.
    Ça signifie: Retenir le bon dans sa passoire, et laisser filer le mauvais.
    Le courant des TSUNAMIS qui viennent d’Outre-Atlantique et d’Outre-Méditérannée: « Alea Jacta Est » ou ‘The way the brownie crumbles’: Da!
    Mais ça ne nous amende pas pour autant / notre propre déviance. I.e.: Quand nous faisons LE NON EFFORT de tout gober le poisson, comme font les pélicans ou les hérons, sans chercher les arêtes pelviennes.
    Nous avons le droit (et conséquemment, à mon sens, le devoir) de remarquer, dans la langue anglaise nord-américaine, une mortelle dérive de la syntaxe:

    La LANGUE ANGLAISE était communément dotée – comme toutes les autres langues européennes – d’un riche équipement en signes logistiques (relieurs, séparateurs, génériquement en « langdado »: DES BALISES.). Aujourd’hui, par une paresse auto-supportée / auto-tolérée, les Étasuniens sont en train d’oublier complètement les deux signaux séparateurs d’intensité moindre que celle du « point ». J’ai nommé: -LA VIRGULE, et -LE POINT-VIRGULE; sans parler du double « tiret cadastrin »!

    Le mal est là.

    Je t’invite à remarquer ce mal (Ton texte ci-dessus en contient quelques applications), afin de ne pas copier – et en la copiant L’ÉTABLIR progressivement – cette mauvaise* dérive de la syntaxe. *: Régressive.

    Ne participons pas à l’installation de leur comportement négligent qui conduit irresistiblement à une régression de la qualité de l’outil langage!

  6. […] j’en profite pour vous renvoyer au 5ème « droit des lecteurs » selon Daniel Pennac : le droit de lire n’importe quoi… Et c’est […]

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