Day 07 – La fin ou le twist le plus impressionnant: Fight Club (1999)

J’ai manqué de mettre Usual Suspect mais Fight Club est un cran au dessus et a réussi à me scotcher tout le long dans mon siège. J’ai pas cherché plus loin j’ai pris le film qui m’a marqué pour sa fin.

Synopsis : Le narrateur, sans identité précise, vit seul, travaille seul, dort seul, mange seul ses plateaux-repas pour une personne comme beaucoup d’autres personnes seules qui connaissent la misère humaine, morale et sexuelle. C’est pourquoi il va devenir membre du Fight club, un lieu clandestin ou il va pouvoir retrouver sa virilité, l’échange et la communication. Ce club est dirigé par Tyler Durden, une sorte d’anarchiste entre gourou et philosophe qui prêche l’amour de son prochain.

Fight Club est magnifique du début à la fin. Il bouleverse les perceptions du spectateur. Violent, corrosif, dérangeant, surprenant, plusieurs qualificatifs lui irait à la perfection. Il pousse à réfléchir à s’interroger sur les maux de la société. David Fincher parvient à bousculer les idées et le cinéma. La narration, les techniques visuels ( les photos, les éclairages, les mouvements de caméra) marquent. Sans parler de la bande originale qui restent dans la tête bien après la fin du générique. D’ailleurs le jeu des guitares accentuent brillamment la fin hallucinante.

Le duo Brad Pitt/ Edward Norton fournit une performance remarquable. D’accord je n’oublie pas Helena Boham Carter ni Jared Leto (le pauvre comment il termine). Edward Norton est le narrateur à qui il manque l’étincelle pour être le plus heureux des êtres sur terre. A tel point, qu’il souhaite que la mort l’arrache à sa triste existence. Sa vie bascule le jour où il rencontre Tyler Durden( Brad Pitt) et sa philosophie particulière. Je resterai sur son « la douleur est la vérité, l’unique vérité ». Le Fight Club représente un monde violent où l’homme laissera s’exprimer son côté bestial. La société bride nos instincts les façonne, les englobe de règles. David Fincher soulève le voile pour montrer ce qu’il adviendrait si on cédait à nos pulsions. La violence s’avère un moyen radical de dominer autrui. Les coups, les actes volients sont une planche de salut pour ceux qui n’ont plus d’espoir. Une planche lugubre. Edward Norton joue très bien l’homme cynique incroyablement attirant dans sa folie.

Les images sont chocs, les combats crèvent l’écran comme les acteurs. Difficile de rester neutre devant. Les slogans publicitaires sont détournés, les Clubs sont présentés sous un aspect un peu gang, les héros scotchent et collent leur émotions dans nos cerveaux. Un peu comme si vous vous preniez une grande claque. Quelque part c’est le cas d’un point de vue visuel, scénario, jeux des acteurs, Fight Club est un film remuant culte, ou détesté, la version papier remue bien les tripes aussi si un jour vous voulez vous glissez dans la peau d’un autre. Chuck Palahniuk a créé des personnages anti-héros, anti-ikéa, anti-cravate qui ont leurs propres règles avec un génie. Le livre est un pur chef d’oeuvre à lire !!! Fight Club en film comme en livre ne cesse de faire réfléchir sur la société et nos choix. Son thème demeure toujours d’actualité.

Ceux qui ont vu le film ne peuvent pas oublier les 8 règles du Fight Club:
La 1ère règle du Fight club est, il est interdit de parler de Fight Club!
La 2ème règle du Fight club est, il est interdit de parler de Fight Club!
La 3ème rêgle de Fight Club, quelqu’un crie STOP, quelqu’un s’écroule ou n’en peut plus, le combat est terminé!
La 4ème règle, seulement deux hommes par combat!
La 5ème règle, un seul combat à la fois, (messieurs!)
La 6ème règle, pas de chemise ni de chaussures.
La 7ème règle, les combats continueront aussi longtemps que necéssaire.
Et 8ème et dernière règle, si c’est votre 1ère soirée au Fight Club, vous devez vous battre!

Depuis je ne regarde plus les savons roses de la même manière. Et je n’entends plus le terme Club comme avant. Voir Fight Club c’est avoir une coquille qui craquèle dans un coin de son esprit.

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