[Avis] The air he breathes de Brittainy C. Cherry

The Air he breathes referme sous sa couverture séduisante une romance à vous couper le souffle. Une histoire qui va ravir vos coeurs, vous bouleverser, vous offrir un des plus remuants des voyages pour vos sentiments. La magie a opéré dès les premières pages. J’ai succombé. J’ai fondu. J’ai eu la sensation d’avoir un petit chuchotement au creux de l’oreille avec une multitudes d’émotions, j’ai cru pouvoir tendre la main et ressentir toutes les joies, les peurs, les tristesses, les blessures et les vagues des héros.

★Synopsis:★
Tristan et Elizabeth sont voisins, ils n’ont rien en commun à part leur passé douloureux. Elle a choisi de continuer à vivre ne serait-ce que pour sa petite fille Emma. Il a choisi de s’extraire du monde. Mais Elizabeth ne l’entend pas de cette façon. Elle sait qu’ils sont tous les deux en miettes et qu’ensemble ils seront plus forts pour affronter leurs fantômes.

C’est sans compter avec toutes les embûches que les habitants de leur petite ville vont mettre sur leur route.

Ensemble, ils sauront vaincre les idées reçues.

The air he breathes de Brittany Cherry

★Mon avis:★

Tristan et Elizabeth m’ont fait les aimer. Ils m’ont captivée. Ils m’ont charmée. Mon coeur a été brisé, secoué, malmené, pris dans une tornade il a soufflé, il a vu le fond et il a relevé le cap. Je suis sortie avec un énorme coup de coeur de ma lecture.
Brittainy C.Cherry a réussi se frayer à travers les ombres pour créer une lumière, non dénuée de teintes grises.

Elizabeth a perdu son époux Steven. Elle repart dans leur maison après un an passé loin de ce foyer qui a vu des mois et des mois de bonheur avant d’éclater brutalement. L’amour de sa vie l’a quitté. L’amour de sa vie lui a laissé leur enfant Emma cinq ans comme seul bâton de survie. Comment tenir sans sombrer quand votre flamme est éteinte? Si vous avez une petite étincelle malicieuses, ravissante, joueuse vous vous devez de respirer. Emma en est une. Elle possède cette magie, cette aura qui attire. J’ai adoré son histoire de plumes. C’est là que les dessins qui parsèment le roman dès la couverture prennent toute leur ampleur. Leur signification est juste à tomber. Si j’avais eu besoin mon coeur aurait définitivement craquer à ce moment là. Nouveau départ qui comment mal, Liz percute Zeus et rencontre regards orageux, cet être excentrique, arrogant, sexy en diable sous son apparence hirsute un peu effrayante. Même bourru, Tristan attire l’attention. Que se cache-t-il sous la surface? que cache ce froid apparent?

J’avoue j’ai usé des kleenex, j’ai pleuré, j’ai rigolé. J’ai alterné les deux. Elizabeth et Tristan traversent des épreuves. L’auteure ne les épargne pas. Les épreuves offrent un moyen de rapprochement entre deux âmes en peine. L’air ici joue un rôle important. Respirer après la perte d’un être cher, reprendre son souffle, tout prend un nouveau sens. La délicatesse et la beauté des mots se posent dans une danse poétique, touchante pour apporter cette seconde chance, cette raison d’insuffler et d’expirer son air, son oxygène doit revenir à la vie. Les thèmes cachés dans cette romance tourbillonnent fortement dans la rétine et l’esprit: l’amour, l’amitié, la passion, l’obsession, l’amour filial, le choc du deuil et ses étapes…

J’ai adoré les touches mise si et là avec les références à des oeuvres littéraires: Docteur Seuss, Le petit monde de Charlotte, Narnia, Harry Potter, Hunger Games… et j’en oublie. Elles sont encrées dans la peau, en filigrane comme des petits rappels de moments heureux. Le pardon se pare d’un voile tout en finesse, tout en délicatesse. La connexion entre Elizabeth et Tristan prend de l’ampleur au fil de leurs échanges. La douleur de leur perte leur sert de bouée, de ralliement. Leur deux solitudes trouvent un tremplin dans celle de l’autre. Ils connaissent la dureté, le froid, le coeur éparse après un deuil. Ils iront par delà les préjugés, les jugements, les idées…

The Air a donné vie à des personnages somptueux. Deux héros Elizabeth et Tristan se retrouvent liés. Un lien les unit. Invisible, il se construit peu à peu. Parfois sur un point un peu malsain. Pourtant, dans leurs yeux toute l’évolution de leur relation se lit. Les coeurs se dévoilent petit à petit. Tous les deux sont décrits à la perfection. Je me suis attachée à eux à un point que j’aurai voulu les serrer dans mes bras. A tel point que j’aurai aimé ne pas avoir raison sur plusieurs argumentaires du récit. A tel point que j’ai souffert des flashbacks et de leur deuil. Le traitement de leur pensées, de leurs ressentis s’avèrent un délice à suivre, détaillés, extrêmement bien décrits, parfaitement dosé, de telle manière que leur choix, leur désirs, leurs barrières et leurs défenses se comprennent. Emma sert de petit messager extraordinaire entre les deux. Cette étincelle d’innocence, de vie, de magie fantastique. Elle est une PEPITE comme Tristan et Liz. Le trio est adorable. Comme les autres personnages secondaires avec en tête Mr. Hendenson, le meilleur ami du mari de Liz: Tanner (rhhhhhaaa), les parents des deux héros… atypiques, originaux mais débordants d’amour pour leur enfant.

Tristan a des failles, des blessures, des cassures. Il n’arrive pas à se relever. Il n’arrive pas à oublier. Il vit mais n’existe plus. Il respire mais ne vit plus. Rien n’a plus de sens. Son coeur s’est arrêté un jour d’été en 2014. Le destin lui joue un tour supplémentaire en le collant sur la route d’Elizabeth. Un malheureux pas de parcours, le met dans un drôle de situation. Monsieur Con deviendra le héros affublé du meilleur surnom du monde. J’en reviens toujours pas. J’adore l’explication et le mot: Thon. Merci pour ce sourire. Merci pour ce joli grain. Le héros sous ses allures brusques se démarque par toutes ses attentions, ses raisons de se raccrocher au passé. L’air de rien, Liz le transforme, lui apporte un rayon de soleil dans son fond horrible de tristesse.

Tristan et Liz ont arrêté de vivre le jour où ils ont perdu leur conjoint respectif. Le drame familial les a laissé fracassé sur le bas côté. La souffrance les maintient dans un état second. Ils refusent d’ouvrir les vannes, de dire totalement aurevoir. Le passé les retient, les enferme. Ce point s’exprime dans un côté du roman. Il déroute. Il est compréhensible. J’ai tiqué, mais j’ai parfaitement saisi le sens. Perdre son âme soeur, perdre son amour, devoir continuer à avancer… l’épreuve en mettrait plus d’un à genoux. Le tourbillon d’émotions qui né de la relation entre les deux êtres cassés marque, remue, secoue, touche en plein coeur et m’a littéralement émue. J’ai frissonné, j’ai pleuré, j’ai couiné, j’ai ri… J’ai vécu mille petites et grandes sensations. Du coup, je me demande si les autres éléments de la saga me bouleverseront autant.

Brittainy C. Cherry est une découverte superbe. Je ne pensais pas tomber autant sous le charme de son style. Je ne pensais pas me laisser autant attraper ni séduire. Je ne pensais pas connaître un retournement pareil de sentiments. Je suis passé des larmes, de la boule d’émotions aux fous rires. J’ai aimé ce mélange teintée de tendresse, d’un amour infini pour ses personnages avec cette horrible douleur, cette monstruosité des faits, cette cassure, ce destin brut et violent qui brise sur sa route la destinée de Tristan et celle de Elizabeth. J’ai adoré suivre les deux héros. J’ai adoré faire leur connaissance. J’ai adoré la meilleur ami Faye, incroyable, rigolote, sans aucun filtre. La petite bouée décalée, le petit vent de fraîcheur, la note loufoque et originale, ce petit plus qui fait chavirer un peu plus.

Brittainy C.Cherry décrit des réactions réalistes, touchantes, compréhensibles. Les mots saisissent et donnent l’impression de vivre au côté des deux protagonistes. L’envie de les aimer, de les voir se diriger vers une graine d’espoir submerge au fil des chapitres. Les pages se tournent sans s’en rendre compte. Le plaisir est là de continuer sa lecture, d’enchaîner les 422 pages d’une traite. J’ai eu l’impression que l’auteure me parlait. J’ai eu l’impression de toucher du doigt un des plus beaux récits de romance.

Au final, The Air the Breathes a ravi mon coeur. J’ai rencontré deux âmes brisées, deux âmes qui ont perdu bien des plumes et leur raison de vivre au détour d’une romance magnifique de bout en bout. Une romance qui file au-delà du regard des autres, une romance qui chamboule, qui marque, qui dérange, qui grandit sans penser à l’entourage. Elisabeth et Tristan sont deux êtres sublimes. Même si mon coup de coeur repose en très grosse partie sur Tris. Je n’ose imaginer la douleur traversée. Je n’ose imaginer l’état dans lequel je serai ni les ténèbres que j’embrasserai si un événement aussi tragique se produisait. Malgré les nuances non teintées de surprises, malgré le pointes visibles, la trame fonctionne, emporte et transporte dans une histoire qui fait boum, une histoire qui percute, une histoire riche en émotions. Brittainy Cherry signe un de mes gros coups de coeur. Un de ceux qui m’ont pas fait lâché le roman, un de ceux qui m’ont poussé à lire en marchant, un de ceux qui ont mis des papillons doux, amers, tristes, joyeux dans mon coeur. Lisez-le c’est un bijou intense, fort. Lisez-le!!!

★ Merci aux éditions Hugo pour ce SP ★

★Ma note:★
★ 10/10 ★
Coup de coeur

★Informations:★
Auteure: Brittainy c Cherry
Traduction: Marie-christine Tricottet
Editions Hugo Roman
Collection New Romance
Date de parution: 7 juillet 2016
Prix: 17 euros
Disponible en numérique: Oui.

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4 commentaires sur “[Avis] The air he breathes de Brittainy C. Cherry

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