[Avis] Streetdance 2 (3D) réalisé par Max Giwa et Dania Pasquini,

Synopis :

Street Dance 2 bouge ton corps

Pour battre la meilleure équipe du monde, Ash, un street dancer exceptionnel, et son nouvel ami Eddie se lancent à la recherche des meilleurs danseurs d’Europe. Parcourant les pays, l’équipe s’enrichit de personnalités et de styles tous plus surprenants les uns que les autres. Lorsque Ash rencontre à Paris une sublime danseuse de salsa, Eva, son projet prend encore une nouvelle dimension. Emporté par la passion, Ash va découvrir la troublante puissance d’une danse « à deux »…

Avis :

Donc … en 2010 sortait Street Dance 3D et je ne l’avais pas vu mais ça tombe bien ce film n’est pas vraiment la suite, il reprend juste un seul personnage, Eddie (George Sampson, gagnant du Britain’s Got Talent, une émission anglaise) donc je n’allais pas rien comprendre à l’histoire. Qui dit nouvelle histoire, dit nouveau casting et la production nous assure qu’elle a fait le tour de l’Europe pour nous trouver des danseurs hors-norme et que l’acteur principal est une révélation …

Bon on va arrêter tout de suite hein ! L’acteur principal Falk Hentschel (« M. tout seul » j’arrive plus à me rappeler son nom et vu qu’il clame être un solitaire…)  a le charisme d’une nouille et encore c’est méchant pour les nouilles (de toutes nationalités) mais le reste du Cast n’est pas à plaindre non plus, des clichés gros comme des camions, des acteurs enfin danseurs de haut vol, ok  mais bon on pourrait leur laisser terminer une scène de danses juste pour voir ce qu’ils sont capables d’accomplir. Le début du film c’est « M. tout seul » (ouah cette voix-off décidément j’adore !) et Eddie qui partent au quatre coin de l’Europe pour trouver les perles rares… bon ça c’est ce qui  est annoncé dans la jaquette, dans les fait c’est la scène post-intro qui dure textuellement 3 min 30 qui nous prouve qu’on peut aligner autant de clichés qu’on veut en un temps record ! Et du  voyage en bu que t’en veux, du passage à l’arrière d’un camion rempli de mouton (métaphore des spectateur j’en suis persuadé) qui puent (ils nous le font bien comprendre en se bouchant le nez et en bougeant la main, histoire qu’on est bien pigés) pour un pays de l’est. Bon 4 min après, les 2 lascars ont réunis la bande à Paris, histoire de changer un peu avec le premier. On passe la logique financière de cette entreprise et on se retrouve dans un dortoir qui ressemble à s’y méprendre à un épisode de l’Internat.

Un ring dans un night club pour les battles

Après, bah après avoir dévoilé des clichés insultant en 3m 30 on allait pas s’arrêter en si bon chemin hein, voilà la France se résume à 2 rue de Paris (à peu près crédible) un café où l’on mange un croissant (bien entendu) et un bar, night-club avec un ring de boxe au milieu (avec un vitrail derrière parce que ça doit être une ancienne église, métaphore du lieu de ressourcement ou simplement le décorateur c’est dit que c’était une bonne idée niveaux éclairage…)

Oui j’ai pas encore pas encore parler du plus important, les DANSES …  Je sais que je ne suis pas le public cible donc je devrais être indulgent mais bon je suis quand même un gros consommateur de comédie musicales (en films, pas de Cindy pour moi) et j’ai adoré dernièrement le documentaire en 3D sur Pina Bausch par Wim Wenders (je suis assez ouvert quoi). Bon bah ça n’a rien à voir vous vous en doutez …

Ce qui est agaçant avec ce type de film c’est qu’ils ne sont que des copies conformes entre eux, il n’y a absolument rien de novateur au niveau de la structure de « l’histoire », vous me direz qui va voir un film de danse pour l’histoire ? En gros c’est un type qui a pas confiance en lui (à cause d’un échec trop douloureux pour en parler ici et ça serait pas sympa pour les vendeurs de popcorn) qui montent un crew pour aller déchirer un autre crew (avec des gens pas sympa dedans, les méchants). Ils s’entrainent, arrive une fille, Eva une française (oui en sont en France, suivez un peu quoi) qui danse le tango (un truc pas  vraiment street credibility) et qui plait bien à « M. tout seul ». Donc il veut l’engager pour faire un truc révolutionnaire qui va faire fureur en récré (nan je déconne) le Tango-Street Dance ! Un mélange de tango (donc à 2, voire 3 si on est consentant) et de la Street dance (généralement tout en solo) et tout le propos du film c’est ça. Avec des citations trop cools qui feraient passer du Karaté kid pour du Shakespeare (« il faut que tu sentes la passion en toi » euh… oui d’accord). Le problème c’est que Eva (Sofia Boutella)n’est pas vraiment une actrice, bien qu’elle soit très jolie et que j’aurais envie de croire n’importe quoi si elle me le murmure à l’oreille ici la scène d’amour danse machin attendue vire carrément au grotesque, quand ils dansent en riant (oh zut j’ai spoilé qu’il y a une scène d’amour, vraiment désolé, c’est sur qu’on s’en doutait pas du tout) et j’avais un peu pitié pour l’actrice obligée de jouer avec un gars absolument risible, il a une tête d’idiot de compétition (mais à ce niveau là c’est du génie) quand il rit.

Le Tango de l'Amourrrrr

Oui je suis un peu méchant dans ma critique mais la réalisation y est pour beaucoup, à quoi ça sert de filmer ça en 3D quand tu découpes à la sulfateuse tes plans et que tu ne laisses pratiquement voir aucune chorégraphie en entier… Au moins j’ai le souvenir que dans d’autres productions de ce type, la mise en scène savait « montrer » les chorégraphies et mettre en valeurs ces danseurs ! La 3D ici sert à rien, les acteurs euh danseurs ne sont même pas assez mis en valeur pour qu’on s’en souvienne (hormis Eva dans son Tango-ring du début) et la mise en scène donne envie de baffer des gens, reste… pas grand chose, ah si le film m’a appris qu’il y avait « Amphithéâtre romain »  où se déroulait des Battles de Street dance à Paris ce dont j’ignorais jusqu’à ce matin l’existence…

Comme dirait Tony j’ai envie de dire la prochaine fois, y aura pas de prochaine fois !

Note: 5/10

Sortie le 9 mai 2012

© Metropolitan FilmExport

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