[Avis] La Voleuse de Livres – The Book Thief- de Brian Percival

La Voleuse de Livres est réalisé par Brian Percival. C’est un film adapté du best-seller international de Markus Zusak publié aux éditions Pocket. Le récit papier m’avait séduite. J’étais intriguée par la version cinéma. Je suis ressortie avec un petit pincement au coeur….

La Voleuse de Livres possède une magie intemporelle, comme si elle transportait dans une bulle du passé, par un artifice. Le cadre des années de l’avant Seconde-Guerre mondiale sont restransmis avec talents. Je ne sais comment dire, je suis mitigée, je n’ai pas eu un vrai coup de coeur pour le long métrage. J’ai été séduite par une multitudes de points cependant. L’angle d’avoir un narrateur extra-ordinaire, peu banal en fait partie: la Mort qui s’éprend de l’âme d’une enfant. La Faucheuse raconte l’histoire de Liesel d’une manière surprenante.

La Voleuse de livres - Affiche

La photographie a un je ne sais quoi digne d’un conte, il est mi-fantastique tout en ayant une part réelle. Etrangement, la montée du nazisme et le pouvoir d’Hitler sont abordés sans être violents, ils sont une toile de fond aux différents événements qui se produisent autour de l’héroïne. Le ton simple sans fioritures, laisse présager une fin macabre ou du moins des morts. Le contexte de conflits apporte son lot de tristesse, de sombre. Les images s’en ressentent. Elles se parent d’une beauté lumineuse, mélancolique. J’ai pensé à Georges de La Tour et ses peintures. Visuellement, c’est touchant, noir et captivant à la fois. La jeune fille que nous suivons sur plusieurs années irradie, porte la lumière. Elle est tel un ange au fil des années. Liesel interprétée par Sophie Nélisse m’a subjuguée. La jeune actrice colle parfaitement au personnage, elle pousse à s’attacher, à se prendre d’affection et à la chérir. J’ai vibré devant ses aventures, j’ai eu le coeur serré devant le destin pas toujours tendre, ni gai.

Le casting a de très bons éléments dans son pochette. Certains sont plus convaincants que d’autres. J’ai pris plaisir à suivre le jeune héros, le meilleur ami de Liesel: Nico Liersch. J’ai craqué pour leur relation. Je regrette son traitement. Comme celui des protagonistes parfois un poil trop manichéens, voir limite risible dans leur trait. Mais ces points s’effacent face à leur complexité et à la beauté de personnages comme Rudy, Liesel, Rosa et Hans. Ces derniers sont touchants, ils ont une place à part: Geoffrey Rush et Emily Watson forment un couple détonnant.

 La Voleuse de livres - Photo Nico Liersch, Sophie Nélisse

Mon imagination attendait une part plus intense. L’ambiance dépeinte possède une légèreté désarçonnante à mon humble avis pour un climat de guerre. Je m’explique, je n’ai pas ressenti la crainte, la peur, les frissons des rafles, des descendentes. Le ton m’a paru mis sur un soupçon moins brute que la réalité. Le film est déjà triste, plus de violence, de dureté l’aurait rendu peut-être trop dramatique. Les scènes de bombardement semblent se produire sous nos yeux.

La voleuse de Livres est un hymne à l’humanité, à l’amour. Les livres ont un rôle à part. Liesel les aime. Elle les utilise pour tenir, pour ne pas se craqueler. Ils sont des bouées La retranscription des buchers réalisés par les allemands se montrent à peine. Je le regrette dans un sens. J’ai vu une oeuvre étonnante, remplie d’émotions surprenantes. Seulement, j’ai cru sombrer par moments trop dans l’histoire sentimentale préparée pour émouvoir.

Synopsis:

Allemagne, 1939, Liesel, orpheline, se lie d’amitié avec Max, un jeune Juif caché chez ses parents adoptifs. Le pouvoir des mots ainsi que celui de leur propre imagination vont devenir leur seul échappatoire face à la guerre.  La Voleuse de livre est une poignante histoire de survie et de détermination dans l’adversité.

Note:

7/10

Informations:

Sortie: 5 février 2014 / Distributeur: Twentieth Century Fox France/ Genre: Drame

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