[Avis en série] The Big C saison 2

Synopsis:

Cathy Jamison, une mère de famille tout ce qu’il y a de plus normale, professeur dans un lycée, apprend qu’elle est atteinte d’un cancer en phase terminale. Il ne lui reste plus qu’un an à vivre et elle compte bien en profiter pour devenir celle qu’a toujours voulu être, ou celle qu’elle a été mais qu’elle a perdu sur son trajet…

Mon avis:

The Big C est une de mes séries favorites. Le sujet est loin d’être drôle, il est même plutôt assez déprimant: le cancer. Mon enthousiasme pour Cathy Jameson grandit chaque année un peu plus. J’ai un énorme plaisir à retrouver les personnages chaque saison. La saison 2 a été une retrouvaille douce amère. Amère dans le sens, que comme la première, elle apporte son lot de tristesse.

The Big C : photo John Benjamin Hickey, Laura Linney
The Big C : photo John Benjamin Hickey, Laura Linney

Darlene Hunt a créé en 2010 The Big C. La série est co-produite par Laura Linney elle même en tant que productrice déléguée. Pour une fois, un sujet délicat est mis en avant. Vous me direz c’est pas l’unique histoire à la télévision qui propose un thème de la maladie incurable. Je sais, je connais Breaking Bad, seulement je n’accroche pas du tout. J’ai tenté sans succès. Cathy m’a séduite avec son quotidien de femme atteinte d’un cancer en phase terminale. Le traitement sincère, bourré d’humour, de répliques singlantes, d’émotions parfois à fleur de peau, de crise adolescente, de couple m’a touchée. L’histoire réussit à ne pas tomber dans le cliché et la pathologique. Les larmes viennent car Cathy nous attendrit, nous rend dingue, nous apparaît comme une amie, une confidente, une mère, une épaule, que nous aimerions soutenir pas par compassion ni par sentiment pathétique. Cathy se relève, se bat après la saison 1, la perte de sa voisine devenue amie…

Les épisodes se suivent sans se ressembler. Le scénario étonne, offre son lot de sentiments par moments contradictoires (qui n’a pas eu envie de claquer le frère de Cathy puis ensuite de le serrer dans ses bras? ). La frontière entre sérieux et le côté plus drôle de l’existence se côtoient à la perfection. J’ai aimé suivre Cathy, Andrea, Adam et Sean dans leurs interactions mouvementés. La venue d’Andrea dans le foyer de Cathy permet de libérer d’un côté le lourd poids du cancer sur Adam. Les liens mère/fils m’ont remuée. Je me suis dit que la vie te pousse à grandir contre ton gré suite à certains événements. Les deux adolescents sont une force pour Cathy. Leurs dialogues sont croustillants, ils valent leur pesant de cacahuètes. Leurs échanges sont dignes d’une fratrie. J’ai souri, même rigolé. J’ai eu une boule devant des scènes fortes. Plusieurs m’ont même scotchées dans mon siège. Comme celle où Cathy parle aux étudiants en médecine dans la salle de cours, les patients sont des êtres humains, qui ont besoin d’être rassurés, pas de simple dossier. Les docteurs ont tendance à oublier que le cancer n’est pas un numéro. Mais le vrai charme de cette saison repose sur la relation entre Laura Linney et Hugh Dancy. Une vraie mine, une vraie pépite. J’en ai des frissons à y repenser. Leur amitié est un bonheur en barre, une opportunité magnifique.

The Big C - photo Hugh Dancy, Laura Linney

La brochette d’acteurs jouent un rôle déterminant dans mon attachement pour The Big C. La succulente Laura Linney est brillante, lumineuse dans son rôle de mère de famille. Oliver Platt n’est pas en reste. Les autres protagonistes ne laissent pas indifférents: Gabriel Basso (Super 8), John Benjamin Hickey (Transformers – La revanche), Gabourey Sidibe (Precious, elle a un parler qui me donne envie de sourire), Boyd Holbrook (Les Ames vagabondes). Des invités de marque sont présents avec en tête Cynthia Nixon (Sex and the city la série et le film) et Hugh Dancy (Martha May Marlene). L’ensemble du casting a chacun ses moments forts. Les sentiments se cognent, se touchent et nous interpellent. J’ai eu un coup de coeur pour Hugh Dancy, littéralement, j’ai adoré sa prestation dans le rôle de Lee Fallon. Un personnage excellent, qui est le pendant, l’âme soeur de Cathy. Sa manière de voir le cancer pousse à se dépasser.

The Big C - photo Boyd Holbrook

Cette deuxième saison de The Big C est riche en émotions. Le treizième épisode m’a rendu profondément triste, nostalgique. L’aventure a ravi mon petit coeur de fan. Je craque encore plus pour Laura Linney après le visionnage des treize épisodes. J’ai eu les larmes aux yeux. J’ai eu des palpitations. J’ai enchaîné terminé la soirée en quasiment 2 jours. Je n’avais pas envie de quitter Cathy, je voulais rester avec elle, savourer chaque seconde de sa présence sur l’écran. La saison 2 plaira aux fans comme aux nouveaux venus. Préparez des mouchoirs, les séquences sont remplies de rebondissements, de personnages attachants à un point que je ne pensais pas possible, le cancer est abordé avec une dose d’humour qui désamorce les moments critiques.

Ma note: 9/10

Informations coffret:

  • Acteurs : Laura Linney, Oliver Platt, Gabriel Basso, John Benjamin Hickey
  • Réalisateurs : Michael Engler, Miguel Arteta, Jennifer Getzinger, Anna Boden, Ryan Fleck
  • Format : Couleur, Plein écran, Cinémascope, PAL
  • Langue : Français, Anglais
  • Sous-titres : Français, Anglais, Danois, Finnois, Néerlandais, Norvégien, Suédois, Arabe
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Nombre de disques : 3
  • Studio : Sony Pictures Entertainment
  • Date de sortie du DVD : 20 mars 2013

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