[Film] Avant-première: Les meilleurs amis du monde

Vendredi dernier suite à une invitation de Galathys (merci à Clyne et à Pingoo aussi) j’ai pu assisté à l’avant-première des Meilleurs amis du monde. Je suis une fan des Robin des Bois, ça a son importance. Je suis très peu comédie française et là rien que le nom de Pierre François Martin-Laval m’avait donné envie de voir le film. Il n’échappe pas aux clichés ni aux lourdeurs par moments.

Julien Rambaldi signe son premier long métrage avec ce titre, il pose un thème: la définition de l’amitié. Les Meilleurs amis du monde sont une adaptation d’une pièce de théâtre écrite par Carole Greep intitulée J’aime beaucoup ce que vous faites. Je vous pose l’histoire: Mathilde et Jean-Claude partent en week-end chez leurs meilleurs amis eux aussi mariés et avec un enfant. En chemin, un malencontreux coup de téléphone involontaire va tout bouleverser. En quelques mots, l’amitié vol en éclat. Les attaques sont cruelles. Le comble, c’est les remarques sur César. Léa Drucker en montre parfaitement la tristesse qui en décolle. Les méchancetés sur soi-même nous les gérons, sur nos enfants c’est différent. A partir de cet instant le séjour prend un tout autre tournant. Tout d’abord, les deux bafoués s’interrogent: y aller ou pas? Ils décident d’aller au bout de leur voyage. La suite sera une vaste vengeance.

Au départ, l’idée peut surprendre tout en soulevant de bonnes questions. Que ferions nous si une amitié était trahie? Le hic, des pointes d’irréalité apparaissent ci par là sous la houlette de Julien Rambaldi rendant lourd l’ensemble. La palme revient à une nouvelle version de chien le Lama domestique. J’ai pas pu m’empêcher d’imaginer le Captain Haddock avec le gros crachat de mécontentement. Le deuxième est l’hamster Rocky (avec un clin d’oeil lors d’un moment précipité avec l’affiche du film ayant Sylvester Stallone en héros éponyme). Les deux animaux sont terribles même si leur présence n’apporte pas une essence indispensable à l’intrigue. Quoi que le lama a une touche too much. Les faces à faces de la bestiole blanche avec Martin-Laval donnent naissance à des situations burlesques. Une scène assez comique avec Marc Lavoine invitant Pierre-François Martin-Laval à tester son système révolutionnaire de toilettes s’avère assez cocasse avec la vue sur le jardin.

Les décors, les vêtements, les coupes de cheveux, tout accentue le côté bourgeis/ bobo du couple Marc Lavoine et Pascale Arbillot. Le contraste avec Léa Drucker et Martin-Laval est flagrant. Ils ont un look plus hippie moins structuré et plus naturel. Pascale Arbillot avec sa coiffure et ses bonnes joues semblent tout droit sortie d’un cabinet de chirurgie, une nunuche blonde superbement agaçante. Marc Lavoine a une moustache qui donne l’impression d’avoir été peinte sur son visage avec de la cire. Son personnage est antipathique. Les deux couples sont à l’opposé et pourtant si complémentaires. Le contraste se montre kitch comme l’histoire. Le malheureux n’est pas forcément celui qu’on croit. La richesse apparente cache parfois des blessures. Les apparences sont trompeuses, l’aventure le dévoile petits à petits. La vengeance n’est pas toujours tendre ni très subtile.

Une touche américaine se ressent avec les chansons toutes en anglaises sauf à un moment. Remarquez la villa aussi fait très hollywood avec son architecture et sa piscine. D’ailleurs, je suis la seule à être un peu secouée à l’idée de m’imaginer deux gosses ensemble avec une piscine non protégée. Je ne peux vous dire plus sans spoiler. La fin s’avère prévisible, l’amitié est sacrée, c’est un beau sentiment qui se cultive comme une fleur.

Je n’ai pas détesté ni adoré, il y a des inégalités. J’ai bien rigolé malgré l’humour très forcé par moments. J’ai même trouvé à certains moments les actions méchantes limite tristes. PEF est égal à lui même, j’ai retrouvé ses attitudes déjà vu au sein des Robins de Bois. J’ai adoré son personnage pas si looser que ça. Un malin qui se cache sous un air de pauvre type. L’hymne à l’amitié aurait pu être plus agréable. Puis restez à la fin, car un personnage à poil vous réserve une surprise!!!

Un ami, c’est à la fois nous mêmes et l’autre,

l’autre en qui nous cherchons le meilleur de nous-mêmes,

mais également ce qui est meilleur que nous

Jospeh Kessel

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