(Crok’) Royal Saga, tome 1 : Commande-moi de Geneva Lee

Synopsis:

Clara Bishop est une femme moderne. Brillante jeune diplômée, introvertie et échaudée par un passé amoureux catastrophique, elle est bien décidée à faire de sa carrière un succès. Elle accepte un jour de suivre sa colocataire à une réception huppée à laquelle participe tout le gotha et rencontre un bel et mystérieux inconnu au charme ravageur au détour d’un couloir.

Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle découvre quelques jours plus tard à la une de tous les journaux à scandale une mauvaise photo floue de leur furtif baiser. Elle a embrassé le Prince héritier Alexander de Cambridge et il veut la revoir… Prince d’accord mais surtout bad boy ! Pas prince charmant pour deux sous. Il contrôle, il exige. Il est dangereux. Et elle n’arrive pas à lui dire non…

Tous les deux ont des secrets qui pourraient les déchirer ou les conduire à se rapprocher, mais les paparazzi emmêlent tout. Elle doit décider jusqu’où elle est prête à aller… pour le roi et pour le pays.

Entre secrets et scandales, une relation explosive nait de leurs étreintes passionnées mais le sort et la presse s’acharnent et tous deux luttent autant contre leurs démons que leurs familles pour arriver à s’aimer.

Des dialogues très enlevés, un humour so british, des traumatismes d’enfance, des morts, des méchants en mini jupe ou en complet trois pièces, des seconds rôles invraisemblables (la vieille tante follette tout droit sortie des années 70, la Reine qui dit des grossièretés, la copine culottée, le frère homo, etc.), la série de Geneva Lee est addictive, sensuelle et très bien scénarisée.

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Mon avis:
Geneva Lee offre avec ce premier tome une ouverture sur une saga qui s’annonce prometteuse. L’auteure offre une version particulière des contes de fées. Exit la version pour les enfants, direction une vision plus chaude, plus brutale et adulte. Attendez vous à des coups de chaleur. La température monte crescendo. Oubliez les images des gentils princes charmants, oubliez les roturières simples. Ne pensez pas voir la rencontre d’une Sissi mignonne (Romy je t’aime, tu es douce, adorable) et d’ un Prince Eric (La Petite Sirène) ou un autre héros des récits amoureux qui bercent les premiers émois sucrés de la jeunesse. Sinon, dans la réalité, imaginez une vision osée de Kate Middleton et du Prince William, une classée -18 ans…

Ici, le mélange du genre donne vie à un bad boy particulièrement séduisant, brûlant, endiablé, assoiffé de sexe. Le prince met dans tous ses états l’héroïne. La rencontre bouleverse leur deux mondes. Clara Bishop (mon esprit partait chez les X-Men, ne cherchez pas c’est Bishop il part en erreur). La jeune femme est loin d’être une petite sainte, née avec une cuillère en argent, elle a pourtant pas toujours eu la vie facile. Lors de la soirée de remise des diplômes de sa prestigieuse université Oxford, elle rencontre l’être qui va transformer son futur: un bel étranger au charme ravageur. Un baiser endiablé s’ensuit. L’énigmatique Alexander la séduit. Seulement, les conséquences imprévues se dévoilent à la face du monde quelques jours plus tard.

La véritable identité de son partenaire lui apparait à la une des journaux. L’échange fougueux a été réalisé pas avec n’importe qui, mais avec le prince héritier Alexander de Cambridge, le trône d’Angleterre lui est prédestiné. Quel ne fut pas le choc devant la nouvelle. Le scandale déballé, le héros profite de la situation pour obtenir de Clara des moments privilégiés. La relation se lance sur les chapeaux de roue, risquée, secrète. Les désirs des deux héros s’opposent, s’affrontent, s’entrechoquent dans des ébats sexuels torrides.

Le Prince charmant pas si charmant a un côté bad boy alpha, têtu, sûr de lui, qui sait ce qu’il veut. Et Alexander souhaite avoir Clara plus que tout corps et âme. Le côté dominateur, aimant la pointe de douleur, poussant un coin dans le plaisir charnel des morsures, des mouvements brusques sont très bien décrits. Le petit point négatif, c’est que par moments, j’ai cru voir Fifty Shade, sauf que là, pas de vierge effarouchée et énamourée. Difficile de passer après la vague érotique, le BDSM version Christian Grey. Remarquez ici, les mots sont d’un cran plus haut, plus agréables, plus addictifs. Seulement, les deux ne pensaient pas que le sexe finirait par ne plus être suffisant. Le coeur a ses raisons. Les sentiments se développent petit à petit. Les étincelles fusent dans tous les sens. Le feu aux joues devient fréquent.

Clara et Alexander s’unissent charnellement à de nombreuses reprises. L’intrigue se noie un peu dans leurs échanges. Pourtant, le potentiel demeure. Il titille, retient. Les mystères se posent. Tout se met en place de manière à retenir l’attention, à pimenter, à captiver. Ca réussit en parti. Alexander se prend d’affection pour l’héroïne. Sa fragilité le pousse à vouloir la protéger. Cet aspect a une pointe intéressante. Le héros reste une énigme difficile à cerner. J’aimerai bien en apprendre davantage sur son compte. J’espère que le voile sera un peu dissipé dans le prochain tome.

Commande-moi s’avère un début phénoménal, prometteur, rempli de tension, de mystères, de rebondissements inattendus, il se termine sur une note qui risque d’en frustrer plus d’un de lecteur. Du moins, moi j’ai été scotchée et j’ai failli crier sur le coup.

★ Merci aux éditions Hugo Roman pour ce SP ★

Ma note:
★ 8/10 ★

Informations:
Auteure: Geneva Lee
Traductrice: Claire Sarradel

★ ★ ★ ★ ★ ★ ★ ★

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