[Avis] Stake Land, vampires et smarties

Pourquoi je parle de smarties? Tout simplement parce que Stake Land est un petit délice vampirique.

Vampires, vous avez dit vampire? Des suceurs de sang loin de l’image transmise par la famille Cullen et Edward en premier, pas de look à la Lestat ou Louis dans Entretien avec un vampire, le style se rapprocherait plus de Blade (le 2e sauf erreur de ma part avec le méchant religieux). Ici, point de pattignon, les croqueurs donnent davantage l’impression de se retrouver face à une armée de zombie qu’à des boules à facettes de la période Disco.

Synopsis : L’Amérique n’est plus qu’un chaos politique et économique depuis qu’une terrible épidémie s’y est propagée. Et pas des moindre, puisqu’il s’agit de vampirisme. C’est dans cet enfer sur terre que Martin, un adolescent, rencontre un chasseur de ces monstres aux dents pointues. Aidé de celui-ci et des rencontres qui jalonnent son périple, il se dirige vers le Canada, encore épargnée par l’épidémie. Encore faudra-t-il pouvoir échapper aux buveurs de sang et aux fanatiques religieux…

Le duo ressemble étrangement à celui de Zombieland dans la transmission du savoir. D’une part, le jeune puceau tout mignon Martin, joué par Connor Paolo qui voit toute sa famille mourir atrocement devant ses yeux et de l’autre le maître bourru Mister interprété par Nick Damic (non ne cherchez pas Woody Harrelson, il ne se cache nul part). Leur rencontre explosive donne le ton du film: un périple pour détruire les infâmes vampires se profile. L’équipe fonctionne à merveilles, frôlant parfois la relation père/fils de très prêt, elle est brillamment porté par les deux acteurs.

Seuls dans leur road-movie au départ, les deux hommes sont vite rejoints par une nonne (divine Kelly McGillis vous vous souvenez de Top Gun? rajoutez lui quelques années et voilà ), un ancien militaire de couleur et une jeune femme enceinte (Danielle Harris la petite touche de douceur dans l’apocalypse sanglant). Sur le papier, la troupe a des allures des cliques hétéroclites banales, et pourtant mis en scène, elle s’avère hors du commun. Chacun apportant une pointe particulière, une raison d’avancée et de ne pas sombrer dans les griffes des Vampires. Les allusions au fanatisme de certains américains ponctuent si et là Stake Land (comme la revisitation du KKK ou une secte je n’en dis pas plus).

J’ai totalement accroché à la manière de plonger le spectateur dans l’aventure. Mon petit bémol vient dans le problème vampirique, d’où viennent les suceurs de sang, que cherchent-t-il vraiment? Hormis leur dose d’hémoglobine, un univers très Mad Max (sans Mel Gibson) avec ses villes coupées et vivant en autarcie sous leur propre loi, point de résolution en vue, décimons les vilains buveurs et c’est tout! Loin d’être séduisants comme dans Vampire diaries ou True Blood, les vampires sont remis sur un pied de saleté gore, cruelle et sanguinaire, un vrai régal à découvrir si vous appréciez les vampires dans tout leur état.

3 Moop raisons de voir Stake Land

  • Des vampires version zombie qui sont loin de l’image édulcorée des Twilight, Entretien avec un vampire ou Being Human.
  • Un duo d’enfer Connor Paolo et Nick Damic
  • Les personnages secondaires ne sont pas en reste

3Moop raisons de fuir Stake Land: (ce ne sont pas des vrais points négatifs car personnellement ils ne m’ont pas gêné plus qu’outre mesure)

  • Qui dit Vampire dit sang, dit gore (je préviens pour les âmes sensibles)
  • Le méchant de l’histoire qui pourrait être un copier-collé d’un personnage de Blade.
  • La fin prévisible qui ne résoud pas l’énigme de l’apparition des créatures vampiriques.

Note: 9/10

Spécificités Techniques

DVD : durée 98 min- image 16/9 comp 4/3 – son : 5.1 V0/VF, sous-titres : français
BRD : durée 98 min-image 1080p 16/9 comp 4/3- son : 5.1 DTS HD VO/VF, sous-titres : français Disponible depuis le 4 octobre en DVD/BRD.

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