[Avis] Le Monde de Charlie (The Perks of Being a Wallflower)

Au lycée où il vient d’arriver, on trouve Charlie bizarre. Sa sensibilité et ses goûts sont en décalage avec ceux de ses camarades de classe. Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige, pour les autres, c’est juste un « loser ». En attendant, il reste en marge – jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. Grâce à eux, il va découvrir la musique, les fêtes, le sexe… pour Charlie, un nouveau monde s’offre à lui.

Le Monde de Charlie est une des plus belle adaptation que j’ai pu voir. J’ai été submergée par l’émotion. Le trio choisi pour incarner les 3 amis du roman Logan Lerman (Charlie) l’effacé, Emma Watson ( Sam) la pétillante et Ezra Miller (Patrick) le frère gay qui revendique sa sexualité- est bouleversant, magnifique et chargé de sentiments. Les 3 jeunes acteurs ont réussi à me coller la chair de poule, les larmes, et une envie irrésistible de les aimer tous les trois. Au fil des minutes, les rôles se confondent, je me suis demandée qui prenait réellement l’autre sous son aile. L’histoire de Charlie touche en plein coeur l’adolescent qui est enfoui au coeur de l’adulte que je suis devenue. Les thèmes abordés sont délicatement mis en image. L’homosexualité, du jeune mal dans sa peau, qui noie son chagrin, s’immisce en toile de fond. Les fêlures de Sam, qui irradie à chacune de ses apparitions.

Charlie pose les délicats changements qui s’opèrent lors du passage de l’enfance, à l’adolescence et au monde des adultes. Il pose un univers fragile et fort à la fois, intense, craquant et séduisant. Une plongée dans les années 80 avec une grande bouffée de tendresse, de secrets, de coquilles fragiles. Au fond, Sam, Patrick et Charlie ont tous une brèche, ils se trouvent, deviennent amis sous nos yeux avec une perfection presque réelle. Le rocky Horror Pictures Show apporte sa touche déjantée, délirante, hilarante et sous-entend tellement de thèmes liés à l’adolescence. Charlie avec ses faiblesses, son air de loser, son côté prodige reconnu que par son professeur de littérature brillamment interprété par Paul Rudd, m’a fait fondre. Il renferme en lui une blessure qui marque. Son personnage évolue tout le long. Il vit un moment qui m’a pris aux tripes, avec une puissance saisissante, tout en retenue, j’en ai eu les larmes aux yeux. Il s’ancre à ses amis Sam et Patrick. Charlie est une merveille sur papier et sur écran, la performance de Logan Lerman le rend magique.

 Stephen Chbosky, l’auteur du livre « Pas raccord » ressorti aux éditions Sarbacanne sous le titre « Le monde de Charlie », est également le scénariste du film. L’amour de son livre se ressent. Il a réussit une première cinématographique pleine d’amitié et d’amour. Je ne serai que vous conseiller de lire le roman, qui est plus un assemblage de lettres. Plusieurs passages sont plus durs, à mes yeux dans les écrits. J’ai eu le coeur lourd, le coeur léger, le coeur attendri, le coeur séduit devant The Perks of Being a Wallflower. Une petite perle hybride, qui secoue, qui possède une bande originale sublime.  Le temps d’un morceau, une envie de retrouver l’insouciance de la jeunesse, la vie, les délires sans penser à l’après, oublier les secrets, aller de l’avant juste avec nos étoiles, les amis qui croisent notre route.

Note: 9/10

Sortie: 2 janvier 2013/ Distributeur: SND Films / Genre: Comédie dramatique, Romance

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2 commentaires sur “[Avis] Le Monde de Charlie (The Perks of Being a Wallflower)

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