[Avis] Le Discours d’un roi (The King Speech)

Le discours d’un roi est l’un des films les plus nominés aux Oscars de 2011, 12 récompenses potentielles. Assez curieuse de voir l’oeuvre de Tom Hooper ainsi que le duo Colin Firth (Le Journal de Bridget Jones, Single Man) et Geoffrey Rush (Pirates des Caraibes le capitaine Barbosa), le spectateur va vivre un voyage dans la royauté. Le film narre l’histoire du futur roi George VI dit le bègue, contraint de prendre la place son frère sur le trône.

Synopsis : Le film raconte l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Élisabeth. Celui-ci va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI, suite à l’abdication de son frère Édouard VII. D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI affrontera son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et surmontera ses peurs grâce à un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles. Sa voix retrouvée, il réussira à convaincre le peuple anglais de déclarer la guerre à Hitler.

Loin des films historiques ou politiques, le discours d’un roi narre l’histoire d’un monarque qui est avant tout un homme comme les autres avec un soucis de paroles. Tom Hooper donne une vision de George VI le bègue plus proche des nous, moins dans sa tour couronnée. Si vous cherchez une aventure teintée de faits historiques à 100% vous ne le trouverez pas ici. La toile de fond est l’abdication de Édouard VII est évoquée pour situer le contexte. Les liens entre le frère de George VI et les nazis, son amour pour une femme plusieurs fois divorcés sont suggérés mais ne sont pas le point principal du long métrage. Le rôle de l’église se montre très présent. La musique met dans l’ambiance. La bande originale signée Alexandre Desplat utilise des morceaux classique avec brio.

Les personnages principaux sont interprétés d’une façon époustouflante qui laisse songeuse. Deux hommes sont le plus beau des trésors du discours d’un roi, deux êtres différents. Le premier Colin Firth joue Bertie le futur roi George VI, le roi bègue, le père de la reine actuelle: Elizabeth. Il a une classe incroyable, son bégaiement handicapant finira par devenir sa force. Colin Firth offre des scènes admirables, de ses discours à ses crises de colère, en passant par sa tristesse d’évincer son frère. Il cache un coeur et un amour pour le peuple anglais sous son apparente dureté. Sans tomber dans la pitié pour Bertie, le spectateur se prend à l’admirer, à apprécier l’homme derrière le roi. L’immersion dans la vie de l’homme avec son fardeau de roi, ses tâches et les attentes du peuple ou de l’église est parfaite.

Goeffrey Rush offre avec son rôle de Lionel Rogue un pendant patient, calme et serein avec ses méthodes peu orthodoxes d’orthophonie. Il réussira là où tout le monde à échouer. Dépassant les bienséances, les deux hommes se lient, se parlent tout en gardant un protocole malgré les prénoms échangés et les réticences. Faisant fie des convenances Lionel cherche à aider Bertie. A travers son humour, son côté moqueur. Il joue à taquiner le monarque le poussant à extérioriser sa souffrance à trouver le pourquoi de son bégaiement. Le duo marque les esprits par le talent de ses acteurs. Les singeries de Rush apporte un peps, une dynamique attendrissante. Les méthodes peu conventionnelles du thérapeute vont porter leur fruit. L’équipe formée par le souverain et le pseudo médecin est saississant, émouvant, captivant et remarquable du début à la fin.

Helena Bonham Carter prouve une fois de plus que c’est une grande actrice, superbe en femme souveraine. Un actrice qui sait démontrer loin de son mari son talent. En interprétant Elizabeth l’épouse de George VI, sous nos yeux prend vie une bouleversante transformation du rôle de mère de deux filles, femme aimante à son statut de reine. La nomination pour le second rôle féminin se comprend aisément quand on voit sa performance.

Le discours d’un roi s’avère être une poignante histoire d’amitié. Une découverte de deux hommes l’un roi, l’autre « médecin », deux mondes brillamments interprétés par Colin Firth et Geoffrey Rush. La bourgeoisie royale confrontée à l’immigration australienne sans un sou interprétés avec une efficacité frôlant la perfection. Au delà des faits historiques ou politiques, le film transpose sur grand écran une somptueuse histoire de deux destins qui se croisent. Majestueux, dans ses acteurs, dans sa forme et son traitement, l’oeuvre de Tom Hooper se termine par un discours où la sensibilité pointe à fleur de peau, touchant, fort et il restera dans les mémoires.

Note: 9/10

Film approuvé par le club 300 allociné

Date de sortie cinéma : 2 février 2011

Réalisé par Tom Hooper
Avec Colin Firth, Helena Bonham Carter, Derek Jacobi, Geoffrey Rush

Titre original : The King’s Speech
Long-métrage britannique , australien , américain . Genre : Historique , Biopic , Drame
Durée : 01h58min Année de production : 2010
Distributeur : Wild Bunch Distribution

5 commentaires sur “[Avis] Le Discours d’un roi (The King Speech)

  1. Depuis que j’en entends parler et que j’ai vue la bande annonce j’ai très envie de le voir ce film
    moi qui aime les films historique pis ya des acteurs sympa dans ce film en plus.

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