[Avis Film] Le Livre de La Jungle de Jon Favreau

Tout d’abord, posons à plat les choses, Le Livre de la Jungle pour moi c’est loin d’être uniquement le dessin animé de Disney, aussi charmant soit-il avec ses airs musicaux, mais c’est aussi un roman prenant de Rudyard Kipling. La trame s’inspire fortement de son récit. Si vous avez l’occasion, plongez-vous dedans. Vous vous apercevrez rapidement que le ton est loin d’être si doux que Mogwli et ses amis dans la version de 1967 de Walt Disney. Ici, le récit se voile d’un timbre plus sombre, plus brut. Je dois dire que j’ai été très agréablement surprise par la direction donné à cette adaptation live.

Synopsis:

Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un pyton à la voix séduisante et au regard hypnotique et le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.

Affiche Livre de la Jungle Jon Favreau

Mon avis:

Jon Favreau conserve des pans de la version Disney originale. Il réussit à ponctuer son oeuvre de clins d’oeil comme des petites madeleines de Proust disséminées avec brio. Le réalisateur prend le parti de montrer des personnages comme Kaa et le Roi Louie dans des facettes limites effrayantes, terrorisantes pour les plus jeunes. Le jeu des lumières, les entrées en scènes, les répliques susurrées ou énoncées avec force appuient fortement sur ce ressenti. Par moments, j’ai cru avoir 8 ans et redécouvrir ce récit qui m’avait fait trembler dans mon lit et donner envie de pleurer. Sans être brutaux, les méchants possèdent une aura qui brille par sa violence contenue, par cette puissance qui souffle sous la surface sans s’exprimer totalement par des gestes ou des morts.

Mogwli et Bagheera

Le Livre de la Jungle offre une vision de l’adoption de Mogwli et des liens avec les habitants de la jungle qui m’ont ravie. Entre son emballage assez noir, assez empreint de ce je ne sais quoi d’inquiétant, d’oppressant non sans rappeler les places de chacun dans la nature, prédateurs et proies. Tout se lie pour former une atmosphère flamboyante, au delà des images, le rendu forme un ensemble complexe savoureux. L’immersion dans l’histoire est entière. L’impression de voir évoluer de vrais animaux face à ce jeune acteur Neel Sethi saisit le coeur. Impressionnant. Remarquable. Captivant. Magnifique. Voilà ce que j’ai pensé. Et j’ai aussi adoré les différents degrés de compréhension, de lecture, cette manière de guider doucement mais sûrement vers la réflexion sur les hommes et les animaux. Les thèmes de la famille, les différences, les préjugés, l’amitié, l’amour sont omniprésents. Chaque protagoniste joue son rôle dans leur traitement, parfois avec humour, et à d’autres avec ce je ne sais quoi de stressant.

Mogwli et les loups

Le temps d’une séance, j’ai eu les yeux d’un enfant, j’ai vu un long métrage séduisant, sensible, visuellement à tomber. J’ai souri devant les chansons. D’ailleurs, si vous êtes vous attendez à en avoir autant que dans la version animée, vous serez déçus, e Livre de la Jungle ne se pose une comédie musicale. Non, il propose bien des morceaux, davantage comme les petits airs que nous fredonnons, les petits entrains que nous nous mettons à pousser que des vrais titres complets. Ils soulignent l’instant. Le doublage a su me faire par moments m’enfoncer dans mon siège, trembler de joie, de peine, de frayeur. Les voix sont un petit bonheur en barre. J’ai voyagé avec Mogwli, j’ai aimé suivre ses pas, ses incertitudes et connaître ses amis et ennemis.

Le Livre de la Jungle s’avère un film d’aventure familial qui frise la perfection. Vous savez, ce genre d’oeuvre que vous regardé avec un être cher? Il parvient à faire naître un panel de sentiments qui se partagent. Il sera ravir les amateurs de fantastique et d’aventures à partir de 7/8 ans. Attention, c’est selon la sensibilité de l’enfant. La noirceur de certains passage risque de le replier et le stresser. Jon Favreau a su capter la magie de Kipling, la transposer sur grand écran avec un charme visuel incroyable. J’ai frissonné, j’ai souri, j’ai aimé suivre Mogwli, Baloo, les loups (je peux adopter Ptit Gris? Non? Dommage), Bagheera. Les yeux sont face à des rendus bluffants. L’esprit oublie les images de synthèses, le vrai et le faux se mêlent habilement. Et les mots accentuent l’écrin. J’ai été bluffée du début à la fin. Un vrai beau spectacle à découvrir.

★ Merci au Disney Social Club pour cette projection en VF 3D ★

Ma note:
★ 8/10 ★

Informations:
Date de sortie 13 avril 2016
Durée: 1h 46min
De Jon Favreau
En voix françaises: Lambert Wilson, Leïla Bekhti, Eddy Mitchell
Genres Aventure, Famille, Fantastique
Nationalité Américain

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