[Avis Film] Big Eyes de Tim Burton

Tim Burton fait parti des réalisateurs dont j’attends toujours avec un petit sourire de gamine au pied du sapin les nouveaux films. Peu importe le temps, par pluie ou soleil, avec ou sans excellentes critiques, ces oeuvres sont mes pépites, mes madeleine de Proust dans un sens. Le genre que vous garder sous le coude quand vous avez besoin de vous mettre du baume au coeur. (Ou les petits plaisirs coupable pour certains).

 

Synopsis: BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.

Mon avis:

Big Eyes pose la vie de Margaret. Je connaissais un peu le peintre avant de découvrir le long métrage. Du coup, mon ressenti a peut-être été tronqué, je ne sais pas, quoi qu’il en soit, je suis ressortie mitigée de ma séance. L’ambiance des années 50 est retransmise avec une part de réalité parfaite, c’est comme si une machine à remonter le temps avait pris place avec le spectateur à son bord pour le déplacer et lui offrir tout un panel de couleur et de photographie représentation de cette époque. Les yeux s’émerveillent.

Mon bémol vient davantage sur les performances et la vision du couple Keane. Walter s’approprie l’oeuvre de sa femme, il lui vole son succès, ses peintures. Ses grands yeux tristes qui me séduisent deviennent son trésor à lui et lui seul. Le réalisateur semble prendre un malin plaisir à se cacher derrière les toiles de Margaret. Christoph Waltz en Walter vampirise l’écran. Trop. Il envahit l’espace à un point que j’ai frôlé l’overdose. Il incarne très bien le manipulateur mais il étouffe les autres. Du moins, c’est mon ressenti. Amy Adams est lumineuse. Elle est la perfection. Son duo avec Waltz est étrange. La comédienne donne l’impression timide de tenter de s’exprimer comme un être battu, elle semble vouloir exprimer son interprétation avec sensibilité, effacement, trop peut-être. pour ensuite se rebeller. Ce mélange entre omni-présence et absence s’avère troublant. Bizarrement, j’ai aimé la vision de Margaret, sensible, délicate, fantastique. Pas celui du mari.

Big Eyes a un côté sage tout en retenu qui m’a rendu triste. Triste sans raison, l’univers posé ici est différent. Je m’attendais à un récit plus sombre, plus noir… d’où ma déception en demi-teinte.

Ma note: 7/10

Informations:

  • Date de sortie: 18 mars 2015
  • Durée: 1h47min
  • Distributeur: StudioCanal
  • Réalisateur: Tim Burton
  • Casting: Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston
  • Genre: Biopic , Comédie , Drame
  • Nationalité Américain , canadien

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