[Avis] [Adaptation] Malavita (The Family) de Luc Besson

Malavita - Affiche
La famille Blake bien sous tous rapports

Luc Besson revient derrière la caméra en adaptant un livre de Tonino Benacquista: Malavita. Il offre un casting brillant: …. pour une histoire complexe qui n’a rien de banale. MALAVITA a su me convaincre, me séduire. J’aime les films sur la Mafia. Ma part de gosse a rêver devant les volets du Parrain, les Affranchis, Les Infiltrés, Scarface, Les Incorruptibles et j’en oublie. L’idée de l’ex-mafieux se réfugiant avec sa famille en pleine Normandie grâce au programme de protection des témoins donne le sourire. Le genre d’événements improbable qui attise la curiosité. Vous en voyez souvent vous des mafieux dans un petit bourg français?

Sous des apparences trompeuses, le bon dieu sans confession serait accordé aux membres de la famille Blake. Une famille comme les autres, si la façade suffisait. Alors que le père est un des parrains de la Mafia new-yorkaise en cavale pour avoir dénoncé ses compatriotes. Les étincelles sont proches de la surface, une simple mèche et hop tout part en sucette. Le feu est prometteur. Prenez garde à vos voisins…

Synopsis:

Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie.
Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien…

Les acteurs semblent prendre un malin plaisir à jouer leur rôle. J’ai adoré littéralement les deux enfants terribles du couple vedette: Dianna Agron et John D’Leo. Ils sont drôles, pimentés et sacrément déjanté sous des airs de petits anges. Ils sont les vrais révélations du long métrage. A côté les grands noms, s’en sortent haut la main. Robert De Niro fait preuve d’un humour qui fait mouche, il réussit à marquer les esprits. Michelle Pfeiffer divine en mama mafieuse, elle m’a fait sourire. Tommy Lee Jones fidèle à lui-même tendrement hilarant dans son rôle d’agent du FBI. Les 3 sont talentueux, parfaits dans leurs personnages. Ils offrent une crédibilité aux événements. C’est un régal de les voir et d’écouter leurs répliques. Le clin d’oeil aux Affranchis virent en une belle déclaration d’amour à ses films/séries cultes sur la Mafia qui sont des madeleines de Proust pour toute une génération d’amateurs du genre.

Malavita - Photo Dianna Agron, John D'Leo
Dianna Agron et John D’Leo deux adolescents surprenants

Malavita est savamment mixé. L’histoire est à la fois drôle, percutante, touchante, incroyable, grandiose. Les personnalités sont égratignés toujours avec tacts, sans moqueries, juste une petite once de réalisme détonnante comme la vision du Français de base. Luc Besson signe avec Malavita un divertissement jouissif. Je me suis réjouie du spectacle qui prenait vie devant mes yeux. Un régal croustillant de voir une brochette d’acteurs que j’apprécie se prêter à une comédie étonnante. Les notes d’humour, de burlesque, la petite acidité, le choix du casting m’ont charmé. Le roman est plus subtil sur certains points, le décalage écran a un grain de folie un peu plus poussé qui se savoure très agréablement.

Note:

8/10

Plus d’informations:

Sortie: 23 octobre 2013 / Distributeur: EuropaCorp / Genre: Comédie, Action

Casting: Robert de Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones, Dianna Agron (Glee), John D’Leo, Domenick Lombardozzi

Scénario de: Tonino Benacquista, Luc Besson, Michael Caleo

Le roman de Tonino Benacquista est disponible aux Editions Folio.

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